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[Modèle de cheminée masqué en console]
[Modèle de cheminée masqué en console]. 1771/1772 (vers)

Prieur, Jean-Louis
Naissance: 1732
Décès: 1795

Dessin

papier vergé ; plume, encre noire, lavis gris et...
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Dessiner et ciseler le bronze : Jean-Louis Prieur (1732-1795)
Le sculpteur ciseleur Jean-Louis Prieur est l’un des plus illustres bronziers de la période néoclassique.
Issu d’une famille d’artisans parisiens, spécialisés dans les arts décoratifs, son père, Louis Prieur, était maître éventailliste, et son oncle, Joseph de Saint-Germain, maître ébéniste. Le fils de ce dernier, Jean-Joseph de Saint-Germain (1719-1791), maître fondeur en 1746, occupa une place centrale au sein du monde très actif des fondeurs ciseleurs parisiens. C’est peut-être chez lui que Jean-Louis Prieur effectua son apprentissage. Reçu maître sculpteur à l’Académie de Saint-Luc en 1765, il devint maître fondeur « en terre et sable » en 1769. Il n’exerça cependant pas l’activité de fondeur au sens propre. Comme beaucoup de ses confrères dirigeant des ateliers importants, Jean-Louis Prieur était « fondeur ciseleur », ce qui signifie qu’il ne disposait pas du matériel nécessaire à la fonte des pièces.

L’exposition présente vingt et un dessins qui lui sont attribués provenant du Département des arts graphiques du musée des Arts décoratifs et de la collection Kraemer. Cette sélection regroupe des modèles pour le bronze, vers 1770, et d’autres pour la gravure, composés de montants d’ornement et de vases, vers 1783. Ces feuilles sont représentatives de l’évolution de la carrière de Jean-Louis Prieur qui, après avoir fait faillite en 1778, devient ornemaniste. Cet ensemble est complété par le prêt exceptionnel de deux dessins de l’artiste conservés à la Bibliothèque de l’Université de Varsovie qui font directement référence à des œuvres du musée Nissim de Camondo, d’une part, et par celui de trois gravures de vases de sa main provenant du Département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque Nationale de France et de la bibliothèque des Arts Décoratifs, d’autre part. Enfin, la pendule allégorique à l’étude et au réveil, vers 1770, prêt prestigieux du musée du Louvre, constitue l’un des rares bronzes signés de l’artiste.