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Aeral wiew of Kachaxakabert fortress / Artsakh / Photo, juin 2017
Aeral wiew of Kachaxakabert fortress; Artsakh

Photo, June 2017
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Yvan Travert "Artsakh, l'âme d'un pays"
« Il me paraît plus important de savoir ce que les hommes pensent d’eux-mêmes, que ce que je pense d’eux. C’est ce que je m’efforce de saisir par l’image. Cela suppose du temps, une certaine bienveillance du regard, une sorte de discrétion »
Yvan Travert

Il est des noms qui n’évoquent rien ; ou bien qui suscitent le mystère. Artsakh ! Le mot claque mais bien peu sauront en imaginer une topographie, un lieu, une nation. Perdu dans les montagnes du Petit Caucase, entre Arménie, Iran et Azerbaïdjan, l’Artsakh reste méconnu en France. C’est à peine si certains identifieront cette terre lointaine avec le Haut-Karabagh des années quatre-vingt-dix, cette enclave arménienne en Azerbaïdjan, devenue République indépendante voici vingt-cinq ans à la faveur de la chute de l’empire soviétique.

Depuis longtemps, le photographe Yvan Travert a un lien singulier avec la culture arménienne. En reportage, seul et loin de chez lui, il fut aidé par des Arméniens alors qu’il se trouvait en grande difficulté. Pour répondre à ces générosités, Yvan Travert s’était promis qu’un jour il apprendrait à mieux connaître ce peuple. Depuis lors, son intérêt pour la culture et l’histoire arménienne ne s’est jamais démenti.

Le travail d’Yvan Travert porte essentiellement sur les minorités et les peuples aux identités fortes qui, du fait de leur histoire, de leur environnement, ou de la mondialisation sont à la croisée des chemins, où leur spécificité pourrait disparaître. Ce qui l’intéresse particulièrement, c’est moins la préservation d’une identité figée ou historique, que la capacité, en l’occurrence ici des Artsakhiotes, à la réinvestir pour en conserver l’essentiel. La tradition est moins quelque chose d’immuable, que l’assise sur laquelle une communauté peut s’appuyer pour inventer sa propre modernité.

Son reportage sur l’Artsakh s’inscrit dans cette démarche : être et rester de culture arménienne, sans devenir une minorité en péril, mais au contraire une société qui s’organise et se consolide librement. L’Artsakh n’est pas une abstraction pour géopoliticien, mais un pays dont le photographe a su capter l’essence même, par toutes ces petites choses de la vie au travers desquelles l’âme d’un peuple se donne à voir.

Cette exposition est le reflet de l’obstination des Artsakhiotes à s’accrocher à leur terre, à préserver leur identité, à ne pas accepter la soumission. A travers le labeur, les joies et les espoirs de son peuple, l’Artsakh se construit un avenir meilleur.

Découvrez le teaser de l'exposition en le téléchargeant ici